mardi 4 avril 2023

Prières, traductions personnelles (donc "provisoires")

 Une traduction est comme l’écaleloriginal est comme le fruit, car les phrases divines sont d'une éloquence et d'une clarté extrêmes qu’il n'est pas possible de rendre parfaitement. Le but est que les chercheurs puissent humer un soupçon du parfum de ces jardins. L'original est la parole de Dieu, la traduction est une expression humaine. « Grande est la différence entre le ciel et la terre ! » Que la Gloire du Très-Glorieux soit sur toi.

'Abdu’l-Bahá


Traductions personnelles

des traductions provisoires

(persan & arabe) 

d’Adib Masumian 

https://adibmasumian.com


1.

Il est le Très-Glorieux.


Récite cette supplication matin et soir :


Gloire à toi, Seigneur, mon Dieu ! Par ton Plus-Grand-Nom qui fait briller le soleil de ta Cause à l’horizon de ta Révélation, je t’implore : ne nous prive pas des brises parfumées de ta Providence. Ô mon Dieu, fais que nous te soyons dévoués, détachés de tout sauf de toi. 

De surcroît, rassemble-nous avec ceux de tes serviteurs que les insinuations transgressives des hommes n’ont pu empêcher de se tourner vers la vision de l’unité divine. 

Ô Seigneur, abrite-nous sous l’aile de ta générosité, protège-nous de ceux de tes serviteurs qui ont récusé ton Nom, le Très-Glorieux, laisse-nous boire aux flots du vin de ta tendre Providence et accorde-nous notre part du doux nectar de ta grâce et de ta bonté. Assurément, tu accompliras ta volonté quelle qu’elle soit. Tu es, en vérité, Celui qui pardonne, le Miséricordieux. 

Seigneur, rends-nous inébranlables dans notre amour pour toi : c’est le plus grand de tes dons envers tout ce que tu as créé. De tous ceux qui font preuve de miséricorde, tu es le Plus Miséricordieux.

Bahá’u’lláh, Ad’íyyi-i-Harat-i-Mabúb, p. 210.



2.

Dis : Ô Dieu, mon Dieu ! Tu vois que, tourné vers toi, je te suis resté fidèle. Tu vois aussi l'impuissance de tes bien-aimés, l'ascendant de tes ennemis, et les actes tyranniques qu'ils commettent dans tes villes. 

Par le mouvement de ta Plume sublime à laquelle tu soumets toutes choses, et par la puissance de tes Signes merveilleux, je t'implore de m'aider à faire ce qui me rapprochera de toi. 

Ô Seigneur, tu me vois submergé par les chagrins. Je te supplie de me révéler, du ciel de ta bonté, ce qui fera que je m'envole dans ton Ciel, que je m'extasie devant tes Signes et que j'ai le courage de te chercher comme refuge. Seigneur, de ta plume sublime, ordonne ce qui me sera profitable dans chacun de tes mondes. 

Ô mon Dieu, je suis celui qui a reconnu ton unité et ta singularité. Universelle, ta connaissance surpasse évidemment la mienne. Tu sais ce qui m'élèvera et me fera accomplir ce qui est agréable et acceptable à tes yeux. En vérité, tu es le Seigneur du Trône du ciel et de la terre. Il n'est pas d'autre Dieu que toi, le Tout-Puissant, l'Omniscient, le Très-Sage. 

Bahá'u'Iláh, Athár-i-Qalam-i-A'lá, vol. 6, p. 194-7.




3.

Mon Dieu, mon Adoré ! Je viens de toi et vers toi je retourne. Illumine mon cœur de la lumière de ta connaissance. Tu es le Tout-Puissant. 

Toute la puissance du monde et de ses habitants ne peut altérer ton omnipotence. D'un seul éclat du soleil de ta bienfaisance, des océans de générosité sont apparus, et d'une seule effusion du soleil de ta munificence, le monde de l'être a été engendré. 

Ô divine Providence, efface ce qui en ce jour ne te convient pas et accorde-nous ce que tu juges digne. Tu es le Donateur dont la générosité ne connaît ni limite ni contrainte. 

Nous sommes tes serviteurs, c'est toi que nous cherchons, c’est toi que nous supplions. Tu es le Bienveillant, le Très-Généreux. 

Bahá’u’lláh, Majmúʻiy-i-Munáját-i-Áthár-i-arat-i-Baháʼuʼlláh,

vol. 1, p. 149-150. 

4.

Prière à dire après des rêves agités : 

Il a été décidé que si quelqu'un est troublé par un rêve et qu'il en est affligé et triste, il peut réciter ce verset béni : « Ô toi dont le nom agite la mer de la joie et répand les brises du bonheur ! Montre-moi, parmi les prodiges de ta grâce, ce qui fera briller mes yeux et réjouira mon cœur. En vérité, tu es le Donateur, le Généreux. »

On peut réciter ce verset même après un rêve paisible. 

Bahá'u'lláh, Tablette pour Muhammad Karim-i-Attar (extrait).



5.

Au nom de Dieu, le Tout-Puissant, l’Absolu. 

Ô servante de Dieu ! Communie intimement avec Dieu et son Souvenir. Détache-toi de tout ce qui est créé au ciel et sur la terre car cela périra, tandis que ce qui subsiste, c'est le souvenir de Dieu, l'Unique, l'Incomparable, le Tout-Puissant, l'Omnipotent. Tourne tes yeux vers lui en toutes circonstances, et ne regarde pas ce qui a été ordonné en ce monde. Mets ta confiance dans la Beauté de la Gloire éternelle. 

C'est là un conseil important, meilleur pour toi que tout ce qui a été et sera jamais créé, ton Seigneur, l'Omniscient, en est témoin. Que la miséricorde de Dieu soit sur toi, et sur toute servante qui s’est tournée vers Dieu, le Très Haut, le Très Puissant. 

Baháʼuʼlláh, dans Áthár-i-Qalam-i-Aʻlá, vol. 7, p. 28.



6.

Que la voix de ton âme s’élève vers le Bien-Aimé de toute la création, et dise : 

Ô toi qui es mon Dieu, mon Roi, mon Ami, le Bien-Aimé de mon cœur et de mon âme ! Comment, inapte que je suis, puis-je te remercier comme tu le mérites ? J'étais plongé dans une mer d'insouciance et dignorance ; la voix de ta grâce m'a appelé et la main de ta bonté m'a saisi. 

Ô mon Dieu ! Mon insouciance avait pris de telles proportions qu'elle m'avait privé du fleuve rafraîchissant de la certitude pour me plonger dans l’eau fétide des vaines imaginations. J'ai négligé de me souvenir de toi, mais toi, tu ne m'as pas négligé. 

Le feu de ta miséricorde brûlait déjà avec éclat alors que je n'avais pas encore été embrasé par la flamme de ton amour. 

Comment pourrais-je me tourner vers toi, et en quelle langue pourrais-je t’exprimer correctement mes supplications ? La honte m’a envahi et m'a plongé dans un complet désespoir. 

Et pourtant, ô mon Dieu, mon but et mon Seigneur, j'ai entendu que tu as décrété qu’en ce jour, si un homme s’écriait, une seule fois, avec sincérité : « Seigneur, montre- toi à moi pour que je te voie ! », il percevrait ces mots venus du Royaume de la parole : « Regarde, et tu me verras. » En vérité, la grandeur de ce jour est clairement apparente dans ces paroles sublimes et bénies. [1]

Tu as également déclaré que si, depuis le commencement qui n'a pas de commencement, un homme n'avait pas accompli ne serait-ce qu'une seule bonne action, il lui serait néanmoins possible en ce jour de s'amender, car l'océan de ton pardon est clairement visible au centre de la création, et le firmament de ton indulgence est haut dressé au-dessus de nos têtes. Par la sainteté de ce jour béni, source et origine de tous les autres, je te supplie de m'aider à faire ce qui te plaît et de me parer de ton acceptation.


Ô mon Seigneur ! Je suis pauvre mais auprès de toi se trouvent des océans de richesses. Je suis d’une ignorance crasse, mais près de toi sont des trésors de connaissance et de compréhension. Je suis très loin de toi, mais tu es le Tout-Puissant, le Très-Haut, l’infiniment proche. 

Bahá’u’lláh, Adʻíyyiy-i-arat-i-Mabúb, p. 365-368 

_________________

[1] Coran 7:143 Référence à la rencontre de Dieu et de Moïse sur le Sinaï. Moïse demande à Dieu : « Seigneur, montre-toi à moi pour que je te voie!» et Dieu répond «Tu ne me verras pas». Les implications de cette nouvelle réponse du ciel sont immenses. Entre autres, elle peut suggérer que ce jour, marqué par l'avènement de Baháʼuʼlláh, représente la première ère dans laquelle l'humanité a pu apprécier de manière adéquate le rang de la Manifestation de Dieu. C'est dans cette optique que nous pouvons comprendre les commentaires incisifs du célèbre philosophe et martyr baháʼí, le Dr ʻAlí-Murád Dávúdí (Ulúhíyyat va Maharíyyat, 35-38), sur cette prière particulière. Il a observé avec perspicacité que la différence essentielle entre l'expérience de Moïse et celle du suppliant contemporain (bien qu'ordinaire) telle que décrite dans cette prière est que Moïse aspirait à contempler l'Essence de Dieu – un exploit impossible même pour une Manifestation – alors que le suppliant mentionné ici a la capacité, sous réserve de perspicacité spirituelle, de reconnaître Dieu dans sa Manifestation. Le fait est que les résultats divergents de ces supplications découlent à la fois du niveau de perspicacité spirituelle du suppliant et de la nature de ce qu'il demande, le premier facteur influençant certainement sa conception du second. Essentiellement, si une personne souhaite voir Dieu aujourd'hui, elle peut le faire en reconnaissant sa Manifestation, mais si elle ne comprend pas que la Manifestation représente la plus proche approximation par laquelle elle pourra jamais concevoir Dieu, alors elle ne le verra jamais. 



7.

Il est le Très-Saint, le Très-Grand, le Très-Glorieux. 

Loué soit Celui qui a voulu se manifester. Il est, en vérité, le Tout-Puissant, le Secours dans le péril, le Subsistant. Voici les ayyám-i-há, les jours pendant lesquels nous avons enjoint à chacun d'être généreux, envers lui-même et envers ceux qui ont tourné leur visage vers ce lieu transcendant. 

Mentionnez Dieu en ces jours et appréciez leur valeur, car chacun d'eux rappelle ce Nom, par lequel Dieu a soumis toutes les choses visibles et invisibles. Nous avons, en gage de notre Grâce, placé ces jours avant le jeûne. Je suis, en vérité, puissant sur tout ce qui a été et sera. Heureux celui qui observe ce à quoi Dieu l'a invité, et malheureux les égarés et les exclus. 

Nous t'avons révélé ces versets et te les avons envoyés en ce jour saint et glorieux, afin que tu rendes grâce à ton Seigneur Dieu, et que tu lui offres des louanges si ferventes qu'elles réveillent ceux qui dorment profondément. 

Bahá'u'lláh, Risáliy-i-Tasbih va Tahlil, p. 203-204. 



8.

Il est Dieu ! 

Ô toi qui recherches le Royaume, Ne désespère pas des faveurs de ton Seigneur, et ne sois pas désespéré devant les grandes calamités de ce monde. 

Réjouis-toi : ton Seigneur est un bon seigneur. Il guérit tous les malades, réconforte les désespérés, abrite les orphelins et protège les miséreux. 

Si tu savais à quel point ‘Abdu’l-Bahá t’aime, certes tu bondirais de joie et d’allégresse en criant jusqu’au haut des cieux Alléluia !

Que sa gloire soit sur toi.


Abdu’l-Bahá, Muntakhabátí az 

Makátíb-i-arat-i-‘Abduʼl-Bahá, vol 2. n 22. 



9.

Il est Dieu. 

Ô divine Providence ! Du royaume des mystères, fais descendre en succession rapide ton aide et ta confirmation sur ces justes et aide-les à accomplir tout ce qui est bon car ils sont dignes de générosité et d'effusion sans limite. Que la Gloire du Très-Glorieux soit sur eux. 

Abdu’I-Baha, Majmu'iy-i-Munajat-há:

Hadrat-i-‘Abdu’l-Bahá, p. 268 no 238. 



10.

Ô servante de Dieu ! 

Sois satisfaite du décret de Dieu et de tout ce qu’il a ordonné. Ne pense pas que l'objet du désir de l’être humain soit nécessairement ce qu'il y a de mieux pour lui. Combien de fois un homme aspire à ce qui lui sera préjudiciable et conduira à son humiliation et à sa misère ? 

Mets donc tes affaires entre les mains toutes- puissantes de Dieu, et ne fais aucun vœu qui naisse d'un désir égoïste. La grâce céleste te sera certainement accordée, et tu atteindras ce qu'il y a de mieux pour toi. Sur toi, salutations et louanges. 

Abdu’l-Bahá, Makátíb-i-arat-i-ʻAbduʼl-Bahá,

volume 7, page 55.






11.

Il est Dieu. 

Ô divine Providence ! Ces amis sont tes compagnons, et c’est de toi que cette assemblée d'amoureux ardents est éprise. 

Ils n'ont d'autre havre que ton refuge, ils ne cherchent d'autre abri que ta cour. Alors aide-les par ta générosité, ton aide et tes conseils. Conduis-les vers ce qui te fait plaisir, et rends-les fermes et inébranlables dans ta cause. 

Infortunés et déracinés, nous sommes désespérés, languides et comme morts. Donne-nous la vie, imprègne- nous de l’esprit. Ouvre-nous une porte et accorde-nous une mesure de soulagement. Fournis-nous les moyens et le remède à notre douleur. Mets un baume sur nos blessures et change le poison en douceur. Transforme l'obscurité en lumière et les difficultés pénibles en une évidente facilité. Fais que nous ne connaissions que toi et ne cherchions que toi, que nous ne disions rien d'autre que ton Nom et que nous marchions uniquement dans le désert de ton Amour. Sois miséricordieux, traite-nous avec bonté, et bénis-nous de tes conseils. 

Tu es, en vérité, le Très-Puissant, l’Omnipotent. 

Abdu’l-Bahá dans Majmúʻiy-i-Munáját-há:

arat-i-ʻAbduʼl-Bahá, p. 220.



12.

Ô divine Providence !

Pardonne de ces âmes les péchés et de ces humbles dissimule les transgressions. Perspicace, tu es Celui qui sait, qui es informé, qui es conscient. Nous sommes des pécheurs, des transgresseurs, insouciants et oublieux. Tu es celui qui pardonne, le Miséricordieux, le Grand, l’Indulgent. En vérité, tu es celui qui absout, celui qui dissimule. 

Abdu’l-Bahá, in Majmúʻiy-i-Munáját-há:

arat-i-ʻAbduʼl-Bahá, p. 289. 



✱✱✱






Traductions provisoires 

extraites de Additional prayers

revealed by Bahá’u’lláh et 'Abdu’l-Bahá 

et d’autres sources 



13.

Loué sois-tu, ô Seigneur mon Dieu ! 

Sanctifie mon œil, mon oreille, ma langue, mon esprit, mon cœur, mon âme, mon corps, sanctifie tout mon être pour qu'il ne se tourne pas vers d'autres que toi. Puis laisse-moi boire à la coupe qui déborde du pur nectar de ta Gloire. 

Bahá’u’lláh



14.

Ô Dieu, pur et saint !

La plume peut-elle courir encore et couler l'encre quand cessent les brises de la bonté et s’effacent les signes de la générosité, quand se lève le soleil de l'abaissement et brille l’épée de la calamité, quand se couvrent les cieux de la douleur, que pleuvent des nuages de la puissance les dards de l'affliction et de la vengeance, de sorte que les signes de la joie quittent les cœurs, les marques de l'allégresse désertent l’horizon, les portes de l'espérance se referment, la miséricordieuse brise céleste ne souffle plus sur le jardin de roses de la fidélité et le tourbillon de l'extinction frappe l'arbre de l’existence ?

La plume gémit, l'encre se lamente de son sort et la tablette en est stupéfiée. L'esprit est bouleversé par cette douleur, par ce chagrin, et le rossignol divin chante : « Hélas ! trois fois hélas ! pour tout ce qui arrive ». 

Or seuls tes bienfaits cachés, mon Dieu, sont cause de tout ceci.

(Prières supplémentaires révélées par Bahá’u’lláh)


15.

Ô Seigneur incomparable, toi qui nous aimes! 

Incapables et faibles, il nous est infiniment difficile de résister aux épreuves ; cependant la capacité et la force sont des talents que tu accordes.

Seigneur ! Rends-nous capables et forts, afin que nous fassions preuve de la plus grande constance, que nous renoncions à ce monde et à ses habitants, que nous allumions le feu de ton amour, et que, tels des cierges rayonnants, nous brûlions d’une flamme dévorante.


Ô Seigneur du Royaume ! Délivre-nous de ce monde de vaines illusions, et conduis-nous vers le royaume de l'infini. Permets que, bénis par les dons généreux du Royaume, nous soyons entièrement libérés de cette vie inférieure, de ce néant qui n'a que l'apparence de la réalité et confère-nous la vie éternelle. Accorde-nous joie, délices, allégresse et contentement. Réconforte notre cœur, et accorde paix et tranquillité à notre âme, afin qu'en montant vers ton Royaume, nous puissions atteindre ta Présence et nous réjouir dans les royaumes célestes. 

Tu es le Bienfaiteur, le Pourvoyeur, le Tout- Puissant ! 

Abdu’l-Bahá



16.

Ô Seigneur de prodigieuse miséricorde !


Accorde-nous d’autres bénédictions encore. Donne-nous la fraîcheur du printemps. Jeunes pousses plantées par les doigts de ta générosité, c’est l'eau et l'argile de ta tendre affection qui nous font croître. Nous avons soif des eaux vivifiantes de tes faveurs et nous dépendons des averses tombant des nuages de ta générosité. N'abandonne pas à lui-même ce verger auquel aspirent nos espoirs, ne le prive pas des ondées de ton amour bienveillant. Des nuages de ta miséricorde laisse tomber une pluie abondante afin que les arbres de nos vies portent des fruits et que nous puissions atteindre le désir le plus cher de nos cœurs. 

Abdu’l-Bahá


17.

Il est celui qui entend et qui est prêt à répondre. 

Ô mon Dieu, tu sais que mon seul but sur cette terre a été de réhabiliter le monde et d'édifier les âmes de ses habitants, afin que par tes soins et ta sagesse l'eau de ta Providence éteigne le feu de la haine et que brille la lumière de l'unité. 

Ô Seigneur ! Aide les souverains et les érudits de la terre à se tourner vers ce que ta générosité et ta bonté leur ont ordonné, et enseigne-leur, ô mon Dieu, ce que par ta grâce tu as prévu pour eux. Fais-leur connaître ta voie claire et droite et ta cause splendide et remarquable. 

Ô Seigneur, de ta Plume sublime ordonne à tes bien-aimés ce qui leur sera profitable en ce monde et dans le monde à venir. Tu es, en vérité, le Seigneur de tous les hommes, le Possesseur du trône du ciel et de la terre. 

Bahá’u’lláh

(cette prière, écrite de sa main,

figure sur le frontispice du volume 4

de La Révélation de Baháʼuʼlláh.)



18.

Ô Dieu, mon Dieu !

Si ta justice me terrorise, ta grâce m'enhardit. Heureux l'homme que tu combles de ta grâce, et malheureux celui qui subit ta justice. 

Seigneur ! Fuyant ta justice je recherche ta grâce et, m’éloignant de ta colère j’implore ton pardon. Par ta puissance, ta souveraineté, ta gloire et ta faveur, je t’en supplie : éclaire l'humanité de la lumière de ta 

connaissance, afin que tous puissent admirer ton œuvre, dévoiler les mystères de ta puissance et révéler l’origine de cette lumière. Ta sollicitude illumine toutes choses qui en deviennent ainsi évidentes.

Tu es le Tout-Puissant, le Généreux. 

Bahá’u’lláh, Star of the West, vol 14, no 9.





19.

Au nom du Dieu qui pardonne !

Ô mon Dieu, bien que le triste état dans lequel je suis mérite ta colère et ton châtiment, ton bon plaisir et ta générosité exigent que ta clémence s’étende à tes serviteurs et que tes généreuses faveurs les englobent. 

En ton Nom, que tu as fait roi de tous les noms, je te demande de me protéger par ta puissance et ton omnipotence de toute calamité, de tout ce qui te répugne et de tout ce qui est contraire à ta volonté. Tu as la suprématie sur toutes choses. 

Bahá'u'lláh, Dans la Gloire du Père,

p. 329 (corrigée).



20.

L’important est de polir le miroir de notre cœur afin qu'il devienne clair et réceptif à la lumière divine. Un cœur peut posséder la capacité du miroir poli ; un autre être couvert et obscurci par la poussière et les scories de ce monde. Bien que le même soleil brille sur les deux, dans le miroir qui est poli, pur et détaché, on peut voir le soleil dans toute sa plénitude, sa gloire et sa puissance, révélant sa majesté et diffusant sa chaleur ; mais le miroir qui est souillé et obscurci n'a pas cette capacité de réflexion, alors que le soleil, ni diminué ni affecté, brille aussi sur celui-là. Ainsi, notre devoir est de chercher à polir le miroir de notre cœur afin de devenir des réflecteurs de cette lumière et bénéficier des bienfaits divins qu'ils peuvent pleinement révéler. 

Abdul-Bahá, The Promulgation

of Universal Peace. p. 14-15. 



21.

Ne me rejette pas loin de ta présence, ô mon Seigneur ; ne m’éloigne pas des rives de ton amour et de ton bon plaisir. Car le pauvre ne peut trouver de refuge tant qu’il n’a pas frappé à la porte de ta richesse, et le réprouvé ne peut trouver la paix tant qu’il n’est pas admis à la cour de ta faveur. 

Magnifié soit ton nom, ô mon Seigneur, car tu m’as permis de reconnaître la Manifestation de toi-même et tu m’as convaincu de la vérité des versets qui sont descendus sur toi. Je te supplie de me donner la force d’adhérer fermement à tout ce que tu m’as ordonné d’observer. Aide-moi à préserver les perles de ton amour que, par décret, tu as enchâssées en mon cœur. 

Ô mon Dieu, révèle aussi ce qui me préservera, à chaque instant de ma vie, de tout autre que toi et affermira mes pas dans ta cause. 

Tu es, en vérité, le Dieu de gloire, le Dieu de pouvoir, le Dieu de connaissance et de sagesse. Il n’est pas d’autre Dieu que toi, le Grand Donateur, le Très-Généreux, le Tout-Puissant, Celui qui toujours pardonne. Loué soit Dieu, le Très-Glorieux, l’Irrésistible. 

Bahá’u’lláh, Prières et méditations, 105.




22.

Loué sois-tu, ô Seigneur mon Dieu !

Je suis ton serviteur et le fils de ton serviteur. J’ai tourné mon visage vers ta cause, croyant en ton unicité, reconnaissant ton unité, acceptant ta souveraineté et la puissance de ton pouvoir et attestant la grandeur de ta majesté et de ta gloire. Par ton Nom qui a déchiré le ciel, fendu la terre en deux et écrasé les montagnes, je te demande de ne pas me priver des brises de ta miséricorde qui soufflent en tes jours, et de ne pas m’éloigner des rives de ta proximité et de ta générosité. 

J’ai soif, ô mon Seigneur ! Abreuve-moi des eaux vivifiantes de ta grâce. Je ne suis qu’une pauvre créature ; révèle-moi les preuves de tes richesses. Serait-ce bienséant que tu rejettes loin de ta grâce et de ta bonté ceux qui ont mis leurs espoirs en toi ? Convient-il à ta souveraineté d’empêcher ceux qui se languissent de toi d’atteindre le sanctuaire adoré de ta présence et de contempler ta face ? Par ta gloire ! je ne peux croire une telle chose de toi, car je suis persuadé que tu es le Dieu de bonté, dont la grâce embrasse toutes choses. 

Ô mon Seigneur, par ta miséricorde qui surpasse la création tout entière, par ta générosité qui embrasse toute la création, je t’implore : tourne mon visage entièrement vers toi, encourage-moi à rechercher ton refuge et à rester inébranlable dans mon amour pour toi. Écris pour moi ce que tu as destiné à ceux qui t’aiment. Tu as le pouvoir de faire ce qui te plaît. Il n’est pas d’autre Dieu que toi, Celui qui toujours pardonne, le Très-Généreux. 

Loué soit Dieu, le Seigneur des mondes ! 

Bahá’u’lláh, Prières et méditations, 21. 




lundi 16 janvier 2023

Traduction personnelle du Livre de l'Alliance de Bahá'u'lláh :

 Bahá’u’lláh 
 Le Livre de l’Alliance Kitáb-i-‘Ahd 
 traduction française
d’après la traduction anglaise officielle, 
 Pierre Spierckel. 11 janvier 2023 

Dans le Royaume de gloire n’existe aucune des vanités du monde. Pourtant, abrité dans le coffre de la confiance et de la résignation, nous avons légué à nos héritiers un excellent et inestimable Patrimoine. Nous n’avons pas légué de trésors terrestres ni ajouté les soucis qu’ils entraînent. Par Dieu ! dans la richesse matérielle, la peur se cache, le danger se dissimule. Rappelez-vous ce que le Très-Miséricordieux a révélé dans le Coran et méditez : « Malheur au calomniateur acerbe qui amasse des richesses et qui les compte. » [1] Fugaces sont les richesses du monde. Tout ce qui change et périt n’est pas, et n’a jamais été, digne d’attention sauf dans une certaine mesure. 
[1]. Coran, 104 : 1-2 (trad. Masson) 

 En supportant malheurs et tribulations, en révélant les versets sacrés et en fournissant des preuves, cet Opprimé n’a eu d’autre dessein que d’éteindre la flamme de la haine et de l’inimitié afin que l’horizon du cœur des Hommes soit illuminé par la lumière de la concorde et atteigne une paix et une quiétude réelles. À l’orient de la Tablette divine resplendit le lumineux soleil de cette parole et il appartient à chacun de fixer son regard sur lui : Ô peuples du monde, nous vous exhortons à observer ce qui vous élève. Empoignez la crainte de Dieu et adhérez fermement à ce qui est juste. En vérité, je vous le dis, la langue est faite pour mentionner ce qui est bon, ne la souillez pas de propos inconvenants. Dieu pardonne le passé. Que chacun désormais dise ce qui est bien et convenable et s’abstienne de médisance, de violence et de tout ce qui est cause de tristesse chez l’Homme. Noble est le rang de l’Homme ! Il y a peu, cette glorieuse parole a coulé de notre précieuse et glorieuse Plume : Béni est ce grand Jour, Jour où tout ce qui est latent en l’Homme est et sera rendu manifeste. Noble est le rang de l’Homme s’il s’attache à la justice et à la vérité et reste inébranlable dans la Cause. Aux yeux du Très-Miséricordieux, l’Homme véritable est semblable au firmament : sa vue et son ouïe sont le soleil et la lune, sa nature rayonnante, les étoiles. Il a le plus noble des rangs et son influence éduque le monde de l’existence. 

 En ce Jour, toute âme réceptive qui inhale le doux parfum du vêtement de Bahá et qui se tourne, le cœur pur, vers le très glorieux horizon, est comptée parmi son peuple dans le Livre vermeil. Saisissez, en mon nom, le calice de ma bonté et buvez-en à satiété en mon glorieux et merveilleux souvenir. 

Ô vous qui habitez de la terre ! La religion de Dieu est faite pour l’amour et l’unité, n’en faites pas une cause d’inimitié ou de dissensions. Aux yeux des gens perspicaces et des témoins de cette sublime Vision, la Plume de gloire a déjà révélé les moyens efficaces de sauvegarder et de promouvoir le bonheur et la prospérité des enfants des hommes. Mais les insensés de ce monde, nourris de passions et de désirs néfastes, ne se soucient pas de la parfaite sagesse de celui qui, en vérité, est le Très-Sage, alors que leurs paroles et leurs actes sont mus par de futiles chimères et de vaines imaginations. 

Ô proches de Dieu qui ont sa confiance ! Les rois sont les manifestations du pouvoir de Dieu, les aurores sur la terre de sa puissance et de sa richesse. Priez pour eux. Il les a investis de l’autorité sur terre et s’est réservé le cœur des Hommes comme son domaine propre. 

Disputes et discordes sont formellement interdites dans son Livre. C'est un décret de Dieu dans cette très grande Révélation, divinement préservé d'abrogation et investi par lui de la splendeur de sa confirmation.. Il est, en vérité, l’Omniscient, le Très-Sage. 

Il incombe à chacun d’aider ces aurores de l’autorité, ces sources de commandement qui sont parées de l’ornement de l’équité et de la justice. Bénis sont les dirigeants et les savants du peuple de Bahá. Parmi mes serviteurs, c’est en eux que j’ai mis ma confiance et, au milieu mon peuple, ils sont les manifestations de mes commandements. Que sur eux reposent ma gloire, mes bénédictions et ma grâce qui imprègnent le monde de l’existence. Sur le même sujet, les mots révélés dans le Kitáb-i-Aqdas sont tels que, de l’horizon de ces propos, la lumière de la grâce divine rayonne, étincelante.

Ô mes Branches ! Une force intense, une puissance parfaite gît cachée dans le monde de l’existence. Fixez votre regard sur elle et sur son influence unificatrice, et non sur les différences qui en découlent.

La volonté du Testateur divin est la suivante : Il incombe aux Aghṣán, aux Afnán et à mes compagnons de se tourner, tous sans exception, vers la Plus-Grande-Branche. Considérez ce que nous avons révélé dans notre Très-saint Livre : « Quand l’océan de ma présence aura reflué et que le Livre de ma révélation sera achevé, tournez vos visages vers celui qui est le dessein de Dieu, la Branche issue de cette antique Racine. » L’objet de ce verset sacré n’est autre que la Plus-Grande-Branche, ‘Abdu’l-Bahá. Nous vous avons ainsi généreusement révélé notre puissante volonté, et je suis, en vérité, le Miséricordieux, le Très-Généreux. En vérité, Dieu a voulu que le rang de la Grande-Branche, Mírzá Muḥammad-‘Alí, soit inférieur à celui de la Plus-Grande-Branche, ‘Abdu’l-Bahá. Il est, en vérité, l’Ordonnateur, le Très-Sage. Nous avons choisi « la Grande » après « la Plus-Grande », selon le décret de celui qui est l’Omniscient, le Savant. 

Il est enjoint à chacun de faire preuve d’amour envers les Aghṣán, mais Dieu ne leur a octroyé aucun droit sur les biens d’autrui.

Ô mes Aghṣán, mes Afnán, mes compagnons ! nous vous exhortons à craindre Dieu, à accomplir des actes louables, à faire ce qui est digne, convenable et contribue à vous ennoblir. En vérité, je vous le dis, la crainte de Dieu est le meilleur commandant pour rendre la cause de Dieu victorieuse, et les armées qui conviennent le mieux à ce commandant ont toujours été et demeurent un caractère droit et des actes purs et bons. 

Dis : Ô serviteurs ! Ne faites pas des instruments de l’ordre une source de confusion, ni des moyens de l’union des causes de discorde. Nous aimerions que le peuple de Bahá soit guidé par ces paroles bénies : « Dis : Tout vient de Dieu. » Cette parole exaltée est comme une eau capable d’éteindre le feu de la haine et de l’inimitié qui couve dans le cœur et la poitrine des Hommes. Par cette simple parole, les peuples en conflit parviendront à la lumière de l’unité véritable. Certes, il dit la vérité et montre la voie. Il est le Tout-Puissant, le Suprême, le Clément. 

Il incombe à chacun de faire preuve de courtoisie et de considération envers les Aghṣán, afin que la cause de Dieu en soit glorifiée et sa parole, exaltée. Cette injonction est maintes fois mentionnée et consignée dans les Écrits sacrés. Heureux celui capable d’accomplir ce que l’Ordonnateur, l’Ancien des jours lui prescrit. Vous êtes également tenus de respecter les membres de la sainte Maison, les Afnán et les proches. De plus, nous vous exhortons à servir toutes les nations et à œuvrer pour l’amélioration du monde. 

Ce qui mène à la régénération du monde et au salut de tous les peuples de la terre est révélé du ciel de la parole de Celui qui est le désir du monde Prêtez une oreille attentive aux conseils de la Plume de gloire. Ceci vaut mieux pour vous que tout ce qui est sur terre. En témoigne mon merveilleux et glorieux Livre. ❦

vendredi 19 mars 2021

C'est le printemps même en Iran

 Naw-Rúz 178

 

Aux amis de Dieu en terre sacrée d’Iran

Au seuil de la nouvelle année et de la fête du Naw-Rúz, nous nous souvenons de vous dans ce lieu lumineux et sacré et nous nous rappelons comment, dès le début de l’apparition du Soleil de Vérité, avec amour et certitude, et avec une constance et une fermeté inépuisables, vous avez brillé comme des étoiles dans le firmament de l’Iran, et comment, face à l’oppression et à l’injustice, vous avez agi avec tant de sincérité et de patience que vous êtes devenus une source de fierté et de gloire pour l’ensemble des fidèles et un exemple pour tous les peuples du monde. Même au milieu de la crise sanitaire actuelle – avec les nombreux défis qu’elle a créés pour les moyens de subsistance et les problèmes sociaux qu’elle a provoqués, entraînant le monde et ses peuples dans des épreuves et des afflictions nombreuses – et bien que la persécution et la discrimination dirigées contre votre communauté n’aient pas faibli au cours de l’année écoulée et ne vous aient pas laissé un instant de répit, vous avez continué à servir, n’avez jamais cessé vos efforts pour le bien de l’humanité et êtes restés une flamme d’espoir et une source d’amour et d’amitié pour tous. Quelle chance vous avez d’avoir ajouté une nouvelle page dorée à l’illustre histoire de votre communauté et d’avoir gagné le bon plaisir de Dieu.


La fête du Riḍván coïncide cette année avec la fin du Plan quinquennal et la conclusion de la période de vingt-cinq ans au cours de laquelle le monde bahá’í a été appelé à grandement progresser dans la portée de ses activités et de ses ressources humaines. En réponse à l’appel à cette entreprise spirituelle, les adeptes de Bahá’u’lláh se sont levés d’une manière déterminée sans précédent, de sorte que, malgré les fluctuations naturelles et inévitables, leurs efforts ont finalement abouti à d’innombrables avancées, à une profonde transformation et à l’émergence de nouvelles capacités ; ils ont propulsé la communauté bahá’íe vers une nouvelle étape. Décrire la nature des victoires et des réalisations de la communauté du Plus-Grand-Nom à travers le monde au cours de cette période historique dépasse le cadre de la présente épître, et nous y reviendrons bientôt. Cependant, le point central de nos pensées est le dévouement de la communauté des vaillants disciples de la Beauté- Ancienne dans sa patrie sacrée, disciples qui, au cours de cette même période et inspirés par le cadre d’action du monde bahá’í, ont également transformé d’une manière importante leur communauté et qui, malgré d’innombrables limitations et des conditions défavorables, ont une fois de plus rempli les exigences de la fidélité. En dépit d’innombrables difficultés et problèmes, dont chacun pourrait réduire une montagne en un tas de poussière, ils ont levé la bannière de la fermeté et de la constance, se sont lancés dans l’arène de la servitude et ont construit de nouvelles capacités pour servir le monde de l’humanité. La culture d’apprentissage née de l’action, de la réflexion et de la consultation est devenu l’axe de leurs efforts. Systématiquement et sérieusement, la jeune génération a fait l’objet d’une attention particulière de la part de la communauté. Les enfants ont appris les vertus et la spiritualité, et les jeunes ont développé des attributs spirituels et moraux ainsi que le désir de servir. Les jeunes, grâce à l’acquisition d’une profonde appréciation de leur mission spirituelle et d’une large vision des implications des enseignements divins pour cette nouvelle ère, se sont précipités dans les domaines de service et ont atteint leur place légitime à l’avant-garde d’une communauté dynamique et déterminée. L’unité et la solidarité de tous les membres de la communauté ont été renforcées par la force palpitante de l’Alliance et du Testament, et la coopération et le soutien mutuel ont atteint un niveau élevé. Grâce à une réflexion approfondie sur les Écrits, à l’attention portée aux conseils et à l’adhésion au principe fondamental de la consultation, les points de vue se sont harmonisés, les différents efforts de la communauté sont devenus cohérents et les divers travaux des croyants sur la voie du service ont porté des fruits abondants. La culture d’ouverture de la communauté s’est considérablement renforcée et a conduit à un niveau de participation, plus élevé que jamais auparavant, des croyants aux discours constructifs de leur société. Les précieuses leçons acquises par ces amis bien-aimés au cours d’un siècle entier d’efforts déterminés sur la voie de la construction d’une communauté dynamique ont été partagées avec une grande sincérité et de manière désintéressée avec les autres. À la suite des efforts déployés pour appliquer les enseignements de Bahá’u’lláh en cette ère radieuse en vue de réaliser l’égalité des femmes et des hommes, la justice sociale, l’éradication des extrêmes de richesse et de pauvreté, l’unité entre les différentes ethnies, l’autonomisation des jeunes générations et le raffinement du caractère, l’expérience ainsi acquise a été offerte aux personnes intéressées sans aucune prétention à la perfection ou à la supériorité. Et les amis, dans la mesure du possible, se sont impliqués dans la consultation et la collaboration avec leurs concitoyens afin de s’attaquer à divers maux sociaux. En somme, cette transformation significative est digne d’une profonde admiration et représente une base solide et sûre pour les efforts futurs.


Dieu soit loué, les confirmations certaines de l’Assemblée céleste ont été accordées et des développements qui, à un moment donné, pouvaient à peine être imaginés, se sont produits. Le soutien large et étendu aux droits des bahá’ís d’Iran fourni par les gouvernements et les organisations internationales au nom des peuples du monde, soutien qui s’est constamment exprimé au cours des dernières décennies et qui a maintenant atteint un tel niveau que les responsables de deux gouvernements ont indépendamment appelé à la reconnaissance de la Foi en Iran, au cours de la même période, progressivement et de différentes manières, est également de plus en plus partagé par le noble peuple de ce pays et devient plus évident jour après jour. Les voiles ont été enlevés des yeux, et grâce aux efforts d’érudits et d’autres personnes, et à l’aide des nouveaux modes de communication, des informations correctes et précises sont devenues plus largement disponibles qu’à n’importe quelle autre époque. Et dans les esprits et les pensées de nombreuses âmes éclairées et sans préjugés, la vérité de cette précieuse Cause a remplacé les calomnies sans fondement répandues par les fanatiques. La rectitude de conduite de la communauté, établie depuis longtemps, a acquis une nouvelle reconnaissance, votre honnêteté et votre sincérité ont étonné le monde, et votre totale innocence, vos intentions pures et vos nobles idéaux ont été confirmés et prouvés aux yeux d’innombrables âmes. Comme en témoigne la Plume suprême :  « La douceur absolue donne de nombreux résultats et porte de nombreux fruits. » Appréciez donc cette générosité et regardez l’avenir avec les yeux de l’espoir.


Chers amis, dans le message que nous avons adressé aux bahá’ís du monde entier le jour de l’Alliance, nous avons annoncé la bonne nouvelle du lancement d’un plan de neuf ans qui commencera après la conclusion du plan d’un an, et nous avons évoqué l’importance de l’année à venir. Vous le savez, cette année est marquée par la commémoration du centenaire de l’Ascension de ‘Abdu’l-Bahá, l’Astre de l’Alliance, le parfait exemple pour le peuple de Bahá. L’héritage spirituel légué par cet Être incomparable et éminent, dont les paroles ont transformé les cœurs et dont les manières ont magnétisé les âmes, appartient, bien sûr, à toute l’humanité, mais il revêt une signification et des implications particulières pour le peuple iranien. Bien que ‘Abdu’l-Bahá soit parti en exil encore enfant en compagnie de son éminent Père, il n’oublia jamais sa patrie sacrée et tant aimée. Tout au long de sa vie, même au cours de ses voyages dans le monde occidental, il ne cessa de penser à ses compatriotes et à parler d’eux, afin que, grâce aux enseignements de Dieu pour ce nouveau jour et à la promotion des qualités dignes de notre époque, les relations essentielles de la société dans ce pays puissent être transformées, la justice et l’équité se manifester, la puissance de l’intellect briller, l’apprentissage et l’éducation devenir l’axe principal de toutes les affaires et, grâce à la transformation fondamentale des mœurs, toutes sortes de progrès et d’avancées être possibles et mener finalement à l’exaltation de l’Iran. C’est pourquoi, en exposant les enseignements divins et en encourageant l’application des idées qu’ils contiennent afin de remédier aux problèmes et aux déficiences de la société, il s’est adressé au peuple de ce pays en général, et aux bahá’ís en particulier, les conseillant et les incitant à se sacrifier au service de cette terre sacrée, et les assurant à plusieurs reprises et avec insistance du brillant avenir de l’Iran.


Dans l’une de ses Tablettes bénies, ‘Abdu’l-Bahá déclare : « L’avenir de l’Iran est d’une grandeur, d’une majesté et d’une gloire extrêmes, car c’est la terre natale de la Beauté bénie. Toutes les nations de la terre se tourneront vers l’Iran et le tiendront en grande estime. Soyez certains qu’il fera de tels progrès qu’il éblouira les yeux des puissants et des savants du monde entier. » Et ailleurs, il écrit : « Cette maison de douleurs deviendra un jour un jardin de roses ; ne soyez pas affligés ! Exercez le plus grand effort et la plus grande sincérité au service de l’Iran et de son peuple, et ne vous désolez plus. »


Nous saluons chacun d’entre vous en ce jour béni et, au seuil de Celui qui est le Désir du monde, nous prions ardemment et du fond du cœur, pour votre santé et votre bien-être, pour votre liberté et votre prospérité, et pour que des confirmations illimitées descendent sur vous et tous vos compatriotes.

[signé : La Maison Universelle de Justice]


Traduction provisoire d’après la traduction officielle en anglais

 

mercredi 24 juillet 2019

De la réalité spirituelle

Quelle perte profonde subit celui qui passe ses jours en totale ignorance de lui-même.
Bahá'u'lláh



Une sélection de textes de Bahá'u'lláh, du Báb, de ‘Abdu'l-Bahá, de Shoghi Effendi et de la Maison universelle de justice.



Les extraits sont tirés des différents ouvrages publiés par les éditions bahá'íes. Les extraits dont la référence est en anglais sont des traductions personnelles et provisoires.

Contactez : pierre.spierckel@orange.fr


mardi 26 mars 2019

Prier…

Une nouvelle compilation du Centre mondial en traduction provisoire.


contact : pierre.spierckel@orange.fr

oublié l'univers !

Oups ! j'ai oublié de vous signaler une version enrichie de la Tablette de ‘Abd'l-Bahá, entourée de remarques et commentaires. Toujours aussi étonnant ! ;-)

Contact : pierre.spierckel@orange.fr